Traite de main-d’œuvre

La traite des personnes n'est pas toujours évidente.

La traite des personnes à des fins d’exploitation de main-d’œuvre consiste à contrôler et à exploiter une personne pour son travail ou ses services, généralement par la force, la menace ou la tromperie. Elle est également connue sous le nom de travail forcé. Alors que les trafiquants recourent à la violence, aux menaces, aux mensonges et à des pratiques illégales telles que les retenues sur salaire pour forcer les gens à travailler contre leur gré, souvent, tout commence par une opportunité.      

Chaque année, des centaines de milliers de travailleurs migrants arrivent au Canada, persuadés qu’il s’agit d’une « terre d’opportunités ». Ils offrent à la nation une main-d’œuvre essentielle qui alimente notre économie. Ces travailleurs s’attendent à être traités équitablement par leurs employeurs, mais en réalité, plusieurs quittent leur pays d’origine et doivent finalement composer avec de fausses promesses et faire face à des abus et des intimidations.

La traite des personnes à des fins d'exploitation de main-d'œuvre peut se produire dans n'importe quel secteur, y compris ceux qui sont légaux et fortement réglementés. Elle ne se limite pas aux activités illégales et obscures; elle existe dans divers secteurs où des pratiques coercitives peuvent être utilisées pour exploiter les travailleurs·euses.   

Bien que n’importe qui puisse en être victime, les travailleur·euse·s étranger·ère·s temporaires sont particulièrement exposé·e·s en raison de leur situation particulière : souvent dans l’impossibilité de changer d’employeur, ne connaissant pas toujours leurs droits, pouvant être isolé·e·s géographiquement, fréquemment confronté·e·s à des barrières linguistiques et n’ayant pas accès à la plupart des services sociaux.  

De nombreux travailleurs migrants temporaires et à faible revenu sont exposés à des risques supplémentaires, car leur capacité à travailler au Canada dépend d'un seul employeur.

Connaître les signes

Le trafic de main-d'œuvre n'est pas toujours facile à repérer, il est donc utile de savoir ce qu'il faut rechercher. Un seul signe ne signifie pas nécessairement qu'il y a trafic. Réfléchissez plutôt à la manière dont les comportements suivants se recoupent dans votre vie ou dans celle d'une personne qui vous préoccupe. 

  • Conditions de vie et de travail malsaines ou dangereuses

  • Une offre d'emploi qui semble trop belle pour être vraie

  • Possession d'une pièce d'identité, de documents d'immigration ou de permis de travail détenus par une autre personne

  • Être contraint de travailler sous la menace d'une expulsion ou de violences

  • Être escorté ou surveillé en permanence

  • Se voir refuser l'accès aux soins de santé et aux services médicaux

  • Travailler pendant de très longues heures ou à des horaires inhabituels

  • Toujours disponible, mais sans rémunération

  • Être contraint de vivre dans les locaux de travail ou dans un logement fourni par l'employeur

  • Être contraint d'effectuer des tâches qui ne sont pas prévues dans le contrat de travail

  • Réductions salariales non prévues dans la convention collective

  • Retard dans le paiement

  • Être contraint de payer des services — comme les frais de déplacement pour venir au Canada — que les employeurs sont légalement tenus de prendre en charge.

  • Montrer des signes de peur ou d'intimidation

  • Présentant des signes de maltraitance, notamment de malnutrition

Pour plus d'informations sur la traite des travailleurs et toutes les autres formes de traite des êtres humains, consultez le site du Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes.

Nous sommes là pour vous

Êtes-vous victime de la traite des êtres humains ? Connaissez-vous quelqu'un qui l'est ? De l'aide est disponible. Contactez la Ligne d'assistance téléphonique canadienne contre la traite des personnes, au 1-833-900-1010 ou par clavardage 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

C'est gratuit et confidentiel.